CFDT Magazine

On connaissait Des méduses plein la tête et Ciao Pékin. Patrick Pécherot et Jeff Pourquié remettent ça avec Vague à lame. Les deux compères nous entraînent cette fois-ci en banlieue parisienne où le vieux Marcel n’a pas son pareil pour raconter des histoires du passé à Momo et Lisa. Envoûtés, par le personnage et ses fraises Tagada, les deux mouflets se prennent au jeu. Il est question de manouches, d’apaches, d’ouvriers qui se retrouvent le soir sur un terrain vague pour faire la fête. Angélique, la princesse des manouches est amoureuse d’Ascaso, bandit version Robin des Bois, et la diseuse de bonne aventure jette des sorts. Chacun y trouve son Eldorado et le vieux Marcel n’a pas dit son dernier mot. Un joli clin d’œil à Django Reinhardt dont on fête, cette année, le cinquantième anniversaire de sa mort.

© Corinne Grincourt, CFDT Magazine



Epok

Vague à lame est moins délirant que le précédent album de Pécherot et Pourquié mais il séduit toujours par la qualité des textes et un style graphique très personnel. Deux auteurs à découvrir.

© Epok

Le Havre-Presse

Le dessin de Jeff Pourquié enflamme le récit, très Série Noire décalée de son complice Patrick Pécherot. Vague à lame c’est un récit sur le fil…à découvrir sans retard.

Le Havre-Presse

Scen(e)ario.com

Superbe... une mélodie

Superbe ! Vague à lame est une histoire très forte sur le destin d’un clan gitan qui vit dans un terrain vague [...] Ce terrain n’est pas qu’un lieu de vie : il est aussi le théâtre dans lequel se jouent des drames, se règlent des trafics de toutes sortes, il est un endroit de passe, de mort, il est un enjeu politique… Il contient l’histoire du passé qu’un ancien va transmettre , celle du présent que les enfants découvrent, et celle de l’avenir que l’on attribuera aux politiques et aux fantômes.
Cette bd est une apologie pour la sauvegarde de la nature contre le bétonnage invasif, celui qui enterre les souvenirs.
L’histoire est très belle, bien qu’assez dure, le dessin l’est plus encore ! Le trait de Pourquié est idéal pour ce genre d’histoire, il y montre les roulottes, les robes de gitane, les guitares, les chevaux de manège avec une dextérité évidente. Il donne à son dessin définitivement craquant un air rétro, y compris grâce aux couleurs, et l’ambiance est tellement juste que l’on est surpris vers la fin du récit quand on revient un peu à la réalité. Car là, c’est le choc ! C’est brutal, c’est vengeur, c’est un cri de détresse contre l’injustice et c’est un cri qui dénonce la cécité des hommes politiques principalement ;-)
Je ne peux pas oublier les couleurs incroyablement lumineuses et cette gamme de verts … !!
Que dire de plus à part que j’aurai bien partagé une de ces nuits de fiesta gitane portant ces robes à volants et tournoyant sur le son des cordes, des claquements de talons et de doigts ! C’est tragique mais c’est vraiment très beau, c’est presque poétique et c’est une bd que je vous conseille vraiment de lire.
Marie, le 17/06/2003

"Vague à lame] est une lente mélodie, le murmure d’une histoire racontée par le vieux Marcel à deux loupiots. Une histoire qui se veut chaotique, brouillonne mais qui dégage une sensation de passion, de fureur. Des souvenirs qui se mélangent avec la fiction, qui brillent dans les yeux de la petite Lisa.
On ne sait pas trop ou mettre de la tête dans cet album au début, on se laisse submerger par les sons de chants tziganes, par cette petite intrigue politique qui semble gangrener la ville, le quartier et le terrain vague.
Le scénario de Pécherot est vraiment prenant, on s’attache assez vite aux deux gamins. Les adultes sont plus irréels, moins consistants. Néanmoins c’est assez bien rythmé, au début je me suis demandé ou ils voulaient en venir avec cet album puis progressivement les choses se mettent en place. Cette histoire de terrain vague est plus un prétexte pour mettre en avant des personnages qui s’entre-déchirent.
Ce qui m’a le plus touché c’est le graphisme de Pourquié, une sorte de mélange entre Chauzy et Blutch, très vif et magnifique, ce style nous projette tout de suite grâce aussi à ses teintes dans un univers très chaleureux et passionné. Alors même si ces gitans font plus "ouvriers syndiqués" qu’autre chose les rouges et les bleues nous transportent vers une communauté bohème et recluse.
Donc je conseille cet album pour ceux qui aiment le bon graphisme et les histoires un brin décousues, mais bourrées de charme !
Fredgri, le 10/07/2003

Femme Actuelle

Un récit attendrissant et original, à lire en écoutant la guitare de Django Reinhardt.

Femme Actuelle