Librairie Les grands chemins à Lisieux (14)

« La vraie bonne surprise a été la ‘foule ‘ massée devant la librairie le jour J et les applaudissements à l’ouverture des portes ! » Quand elle raconte l’accueil réservée à sa reprise de la librairie emblématique, créée en 1950 par Colette Hédou et fermée depuis un an et demi, Catherine Marin-Pestel (à droite sur la photo)ne cache pas son émotion. Rebaptisé ‘Les grands chemins’ en hommage à Jean Giono, le lieu est aujourd’hui le rendez-vous de tous les amoureux des mots et de la littérature. Rejointe par Mélanie Uleyn , Catherine Marin-Pestel fait feu de tout bois, un feu près duquel il fait bon flâner autour des ouvrages proposés, participer aux rencontres, parler livres avec les deux bonnes fées de l’endroit... « Un espace de partage et de transmission réciproque », résume Catherine. De bien beaux Grands chemins

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Librairie Les grands chemins à Lisieux (14)

Libraires

Les livres ont des odeurs que ne connaîtront jamais les liseurs sur tablette. Ce sont celles du papier, des encres qui l’ont imprimé, du carton dans lequel ils ont voyagé, de leurs auteurs aussi, avec les mille senteurs en tête qu’ils s’échinent à vouloir coucher sur leur clavier… L’odeur des livres est celle d’une chaîne de travail où se sont posées les mains, les outils et les machines qui concourent à leur confection depuis le bureau de l’écrivain jusqu’à la table du libraire. C’est là qu’ils respirent le mieux.
Sans librairie, une ville est infirme, incomplète aux sens. Le sirop des rues y est plus fade. Les libraires sont de fabuleux diffuseurs de parfums. Précieux, fragiles parfois. Les auteurs leur doivent infiniment. Sans libraire, ne subsisteraient que quelques têtes de gondoles au bon plaisir du marketing, des supermarchés et de leurs avatars virtuels. Les flâneurs de papier, les curieux du bouquin, les ramasseurs de bonnes feuilles savent, eux aussi, ce qu’ils doivent aux libraires.
Lieux de vie, lieux de rencontres, lieux d’échanges, leurs boutiques sont des havres ouverts. A l’heure où le lien social s’effiloche pousser leur porte est à un acte politique.
Sur ce site, vous ne trouverez donc pas de lien vers une plate-forme de vente. Je ne les mésestime pas mais je préfère vous présenter, à raison d’un par mois, quelques uns de ces espaces indispensables où il fait bon entrer… Et les visages de celles et ceux qui les font vivre.

P.P. février 2017